De l’actuelle pertinence de la notion d’ennemi dans les relations internationales (2)

Du justus hostis à l’ennemi illégitime

Mais le triomphe le plus pur de l’amour, la grâce suprême des guerres, c’est l’amitié qui monte au coeur des ennemis mortels. Elle fait disparaître la faim de vengeance pour le fils tué, pour l’ami tué, elle efface par un miracle encore plus grand la distance entre bienfaiteur et suppliant, entre vainqueur et vaincu”, pour que ce miracle de la fin de l’inimitié décrit par S. Weil ait lieu, C. Schmitt insiste sur la nécessité de reconnaître l’ennemi comme justus hostis, c’est-à-dire comme étant certes un ennemi, mais disposant d’une légitimité, et avec lequel une paix est possible. Cette légitimité de l’ennemi, qui régnait sous le Jus publicum europaeum, était déjà vue par C. Schmitt comme menacée par certaines évolutions des relations internationales. Il semble ici possible de distinguer deux phénomènes récents bouleversant cette notion, à savoir l’influence humanitaire du droit international (I) et l’émergence du terroriste, nouvelle figure de l’ennemi absolu (II)

I. Le concept de justus hostis bouleversé par l’humanitarisation du droit international 

“Aussi l’hitlérisation de l’adversaire devient-elle une sorte de réflexe. En vrac, dans la période récente, Khomeiny, Brejnev, Kadhafi, Jaruzelski, quelques autres, se sont retrouvés élus Hitler de l’année à la majorité des suffrages, et au risque d’effacer dans les mémoires la spécificité définitive de l’abomination hitlérienne”. dans son style pamphlétaire P. Muray met en lumière par cette saillie un phénomène récent induit par le droit international humanitaire : la criminalisation de l’ennemi. Il est ici opportun de s’intéresser d’une part sur les faiblesses de la pénalisation du droit international (1) ainsi que sur une évolution possible des relations internationales vers des guerres discriminantes (2)

Les faiblesses de la pénalisation du droit international 

Dans le Nomos de la Terre, C. Schmitt s’intéresse particulièrement à l’article 227 du traité de Versailles qui disposait que “Les puissances alliées et associées mettent en accusation publique Guillaume II de Hohenzollern, ex-empereur d’Allemagne, pour offense suprême contre la morale internationale et l’autorité sacrée des traités.” Ce qui suscite particulièrement l’intérêt de Schmitt sont le terme “accusation” ainsi que les éléments constitutifs de l’infraction : “offense suprême contre la morale internationale”.  Schmitt voyait là le premier essai de criminaliser les dirigeants des puissances vaincues, et d’entrer à leur égard dans une logique de droit pénal. Il s’insurgeait alors contre l’affaiblissement de la notion d’ennemi : celui qui fait la guerre ne pouvait selon sa notion être jugé pour ce seul fait et le recours à la morale était contraire à la notion de juste ennemi. Faisant partie des rapports politiques entre les États, la guerre ne lui semblait pouvoir être considérée en soi comme un crime.  Surtout, il voyait dans une justice internationale pénale un simulacre de justice et prenait pour fait acquis qu’il s’agirait en réalité toujours d’un jugement des vainqueurs, le fort dissimulant sa domination sous son masque de justicier. En l’occurrence, l’article 227 était éloquent car les juges officiant comme tribunal étaient désignés par des principales puissances alliées et associées. 

Il apparaît toutefois qu’ici la théorie schmittienne prête largement le flanc à quelques critiques. Tout d’abord, il convient de rappeler le contexte d’écriture du Nomos de la Terre, qui correspond à la période se déroulant après le Tribunal de Nuremberg. Certes, Carl Schmitt n’y fut pas jugé et il ne l’aborde que peu dans cet ouvrage. Toutefois, il y était fermement opposé et les mêmes arguments que ceux précédemment soulevés pourraient être réutilisés contre un tel tribunal. Surtout, à aucun moment de son oeuvre C. Schmitt ne relève le caractère proprement extraordinaire des crimes nazis, alors que le processus de pénalisation de la justice international est largement nourri par le traumatisme que représentent ces derniers. Il convient donc sur ce point de savoir se tenir quelque peu à distance des idées avancées par C. Schmitt. D’un point de vue théorique, l’on peut également noter que cette pénalisation n’est pas seulement une continuation de la domination du fort sur le vaincu sous des traits de justicier, mais qu’elle permet également et surtout de “dissocier les dirigeants politiques des populations” afin d’épargner ces dernières et de circonscrire la punition par une délimitation de la responsabilité aux seuls dirigeants.

Toutefois, la circonspection à l’égard de la possibilité d’une justice pénale internationale détachée de tout rapport de force et d’inimitié reste de nos jours pleinement fondée. A cet égard le cas de la Cour Pénale Internationale est particulièrement intéressant. Se proposant de “juger les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale”, la Cour est dépourvue de toute force coercitive et reste largement tributaire des rapports de forces et des souverainetés étatiques. D. Alland note que cette Cour repose sur une construction intellectuelle qui est celle d’une figure théorique de la cité-monde mais qu’elle est en réalité issue du monde contractuel et dépendante des souverainetés. C’est ainsi que les pays africains sont largement touchés par cette pénalisation alors que les puissances occidentales ne le sont que très peu, ce qui a entraîné un retrait de certains de ces pays africains, accusant la CPI de n’être qu’une justice partiale s’exerçant avant tout contre les Etats les plus faibles. Marie Gibert note ainsi que : “conçue et encore considérée comme une institution indépendante et apolitique par les juristes et les défenseurs des droits de l’homme, la CPI est en fait une institution éminemment politique”. De nombreux observateurs des relations internationales s’interrogent ainsi quant à la possibilité de voir un État tel que les États-Unis faire un jour l’objet d’une condamnation de la part de la CPI.

Les critiques de Schmitt à l’égard de la pénalisation de la justice internationale garde ainsi une certaine pertinence et permettent de saisir certains dysfonctionnements dont la CPI fait aujourd’hui preuve. Si, en faisant du dirigeant politique un potentiel accusé elle contribue à redéfinir la notion d’ennemi, la justice internationale pénale ne va pas jusqu’au bout de sa logique et reste largement entravée par les rapports de forces et de souverainetés étatiques. 

Vers une guerre discriminante 

“Qui dit humanité veut tromper” écrivait C. Schmitt, mettant en lumière par une formule lapidaire les détournements auxquels la notion d’humanité peut donner lieu. Il se méfiait en effet de la propension des États à s’approprier un concept universel pour faire face à un adversaire par sa déligitimation. L’ordre juridique international s’est en effet construit après la Seconde Guerre mondiale sur une idée d’un devoir d’intervention humanitaire fondé sur la notion de “crime contre l’humanité”. Céline Jouin, travaillant sur les sources de C. Schmitt, rend compte ici d’une inspiration marxiste alimentant les thèses avancées ici par le juriste. En effet, il affirme dans une lignée anti-impérialiste que l’utilisation de l’humanité sert les intérêts de celui qui use de tels concepts afin de justifier son usage de la force et de jeter le discrédit sur l’ennemi. Ce que craignait ici le juriste allemand était le retour d’une forme de guerre juste, phénomène alimenté par le retour au premier plan de F. Vitoria -selon Schmitt fallacieusement présenté comme un des pères du droit international-, non plus au nom d’une mission théologique, mais au nom d’une certaine humanité. Pour Schmitt, loin d’être un facteur de paix, ce recours à la notion d’humanité a un effet pervers : elle jetterait hors humanité l’ennemi qui serait alors privé de toute légitimité. J. Freund développe les thèses de C. Schmitt à cet égard et note que “quand une idéologie morale ou humanitaire est souveraine, [l’ennemi] devient un être intrinsèquement coupable, de sorte que l’on rend un service à l’humanité en le faisant disparaître”. Ainsi, la politique devrait se limiter à reconnaître l’ennemi sans se référer à la notion d’humanité, qui n’aurait que pour double effet de légitimer l’entité politique s’y référant et concomitamment d’ôter toute valeur à l’ennemi. La moralisation de la politique par la voie des concepts humanitaires, loin de permettre de circonscrire la violence, n’aurait que pour effet de discriminer entre les “bons”, à savoir ceux assez puissants pour détenir le monopole de la discrimination entre l’humanité et l’inhumanité, et les “mauvais” qui verraient toute leur légitimité s’éroder par leur position hors de l’humanité. De plus, la guerre pourra alors, au nom de cette humanité, se dissimuler en “opérations de police internationale”, en “interventions humanitaires”, ou encore en opérations de “maintien de l’ordre mondial”, escamotant le jeu réel du politique au profit d’un langage de justicier. Pour reprendre des termes de J. Freund, un tel monde ne serait plus celui d’ennemis politiques mais celui de “juges et de coupables”.  Les récentes guerres menées par les États occidentaux dont nous avons déjà parlé témoignent bien de cette utilisation détournée de la notion des droits de l’homme. A ce propos, Noam Chomsky montre que la politique étrangère américaine, en dépit des discours classiques l’habillant des vertus des droits de l’homme, répond avant tout à une imposition du modèle capitaliste et à une défense des intérêts des grandes entreprises américaines.  Les références aux droits de l’homme répondent ainsi bien à une volonté de légitimation de soi/déligitimation de l’ennemi que redoutait C. Schmitt. Là encore, une critique s’impose. Si l’idée d’humanité peut bien mener à des abus, l’on ne peut, à partir de ce seul élément, faire de la souveraineté étatique un horizon absolument indépassable. L’idée fondant le droit humanitaire est que lorsqu’un État assouvit sa population de manière disproportionnée, il perdrait en quelque sorte sa souveraineté : “la solidarité de l’humanité doit alors prendre le pas sur la souveraineté étatique”. Or, les seules limites que Schmitt conçoit sont celles procédant de la souveraineté, restant aveugle aux traumatismes de la Seconde Guerre mondiale et aux nécessaires évolutions conceptuelles qui devaient en découler. Il semble ainsi préférable de penser ici avec J. Habermas que la tromperie n’est pas attachée par un lien logique et nécessaire au motif humanitaire, et qu’une intervention militaire humanitaire peut être légitime si elle s’appuie sur un droit international d’inspiration cosmopolitique. Ce droit reste à inventer, mais en dépassant les limites imposées par les souverainetés nationales il soutiendrait l’existence d’un droit à la protection contre le crime à l’humanité.

II. Le concept de justus hostis bouleversé par l’originalité de l’ennemi terroriste

 “Le terrorisme est un crime qu’on ne peut excuser” écrivait Camus, témoignant de l’horreur que provoque tout acte terroriste, et de cette impossibilité de le vêtir d’une quelconque légitimité. L’inflation du terrorisme, qui était déjà pressentie en son temps par C. Schmitt vient ainsi bousculer les représentations de l’ennemi telles que nous les avions présentées jusque-là : ennemi d’un genre nouveau, il vient bouleverser nos notions par sa nature non-étatique (1) et son caractère d’ennemi “absolu” (2).

Un ennemi non-étatique 

La première difficulté venant bousculer les conceptualisations que Schmitt avait forgées est le caractère non-étatique du terroriste. Ce dernier ne s’inscrit dans aucune entité politique territorialisée. Or, C. Schmitt fonde sa théorie des relations internationales sur un ordre territorial qui a valeur de limite dans lequel est exercée la souveraineté, le nomos s’entendant en effet comme l’acte normatif premier en tant qu’il est territorialement localisé. J. Derrida note ainsi ici une de les limites de la théories schmittienne car le terrorisme est indépendant de tout État, parlant de Ben-Laden il affirme ainsi : “tout le monde sait que cet homme n’est pas afghan, qu’il est rejeté par son pays (par tous les « pays » et par tous les Etats presque sans exception d’ailleurs), […] Les Etats qui l’aident indirectement ne le font pas en tant qu’États”. La difficulté est alors que toute la légitimité de l’ennemi venait de sa souveraineté, qui était localisable en tant que l’État, depuis l’avènement de la modernité, est cette instance qui a capté toute la souveraineté, qui dispose d’une pleine capacité décisionnaire, et qui peut ainsi être reconnu comme un “ennemi”. Schmitt n’était pourtant pas inconscient de cet angle-mort de sa théorie. De fait, il fut l’un des premiers penseur des relations internationales à donner une réelle importance à cet acteur nouveau de ce qu’il nomma le “partisan”. A la suite d’une approche historique, il s’efforcera de dégager certains traits caractérisant ce nouvel acteur : son irrégularité, sa mobilité  ainsi que ses liens avec des pays tiers intéressés étant les principaux. L’on observe bien que ces caractéristiques vont à l’encontre de l’ordre juridique interétatique tel que rêvé par Schmitt, ces acteurs irréguliers révélant ainsi les limites d’une doctrine européocentrique et étatiste. Que Schmitt soit conscient de cette nouveauté n’enlève ainsi rien à la fragilisation qu’elle apporte à sa conception initiale de l’ennemi, qui ne peut fournir un cadre dans lequel viendrait se mouler ce nouveau phénomène. Cependant, ce que la théorie de l’ennemi de Schmitt permet de saisir est d’une part la radicale nouveauté de cette ennemi, et, conséquence de cette nouveauté, l’absolutisation de l’ennemi terroriste. 

Un ennemi “absolu” 

Dans la Théorie du partisan, Carl Schmitt note que ce nouveau type d’ennemi mènera à une absolutisation de l’inimitié en raison même de cette irrégularité qui définit le partisan. En effet, la restriction de la guerre était ancrée dans le jeu des souverainetés et n’est ici plus pertinente. L’adversaire est alors criminalisé, “placé hors l’humanité”. Cette absence de légitimité de l’ennemi s’observe de deux manières, la guerre est soit présentée comme une opération de police soit comme une guerre humanitaire, au nom de la morale ou du droit, déshumanisant dans les deux cas l’ennemi.

De plus, Schmitt observe que ce partisan déterritorialisé se place dans un rapport d’inimitié absolue, car il se veut “l’instrument d’une révolution mondiale” : “la haine intransigeante de l’ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l’être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer : nos soldats doivent être ainsi” affirmait ainsi Che Guevara. Si l’application du terme de révolution peut se discuter concernant le terrorisme actuel, le partisan qu’est le terroriste islamiste s’ancre également dans de tels rapports d’inimitié absolue en raison d’un horizon idéologico-religieux qui excède largement le simple jeu politique (qui s’était construit sur la circonscription des causes religieuses suite aux guerres civiles). Ainsi Ben Laden déclarait vouloir : “tuer les Américains et leurs alliés, civils et militaires, en tout pays où cela est possible”. Cela se comprend selon les concepts schmittiens par cette absence d’ancrage territorial : l’objectif étant mondial, ce terrorisme qui n’est ni régional, ni national n’a pas d’intérêt à la négociation avec la population civile et ne cherche pas le soutien public (à la différence de mouvements indépendantistes par exemple).

Cette absolutisation de l’inimitié place nos démocraties en difficulté car leur propension est plutôt de chercher à dépasser de tels rapports. L’enjeu qui s’impose à elle est alors d’être conscientes de cette violence et d’y être préparées sans pour autant renier leurs principes : chercher à concilier droits de l’homme dans une lutte avec un ennemi qui se veut absolu et rejette lui même l’humanité. Pour Jean-Claude Monod, il existe un risque de destruction des démocraties libérales. Mais il comprend cette possibilité de deux manières : les démocraties peuvent être détruites par une insuffisante défense, limitées qu’elles sont par leurs principes humanitaires qui ne lient pas leurs adversaires, mais également, et cela est plus novateur, en dérogeant à leurs principes, en ne respectant plus les droits fondamentaux. Le danger guettant les démocraties libérales n’est ainsi pas seulement l’incapacité de se défendre contre l’ennemi, mais d’être entraînées dans une violence mimétique qui les forceraient à se renier. 

Au terme de cette étude, il est apparu que les développements schmittiens sur l’impossibilité à dépasser la notion d’inimitié n’étaient pour l’heure toujours pas dépassés. Il semble en effet que la relation d’inimitié est due à une certaine nécessité, tant voulue que imposée aux États, chose que le libéralisme n’a pu, et ne peut par sa nature même, dépasser. Toutefois, si le concept d’ennemi reste valide dans cette acception de relation d’inimitié, le deuxième temps de notre cheminement aura mis en lumière les grands bouleversements que cette notion connaît. Ont ainsi été manifestés les phénomènes d’humanitarisation du droit international ainsi que celui de terrorisme qui nous ont semblé traduire un glissement de la notion de justus hostis vers un ennemi illégitime par l’affaiblissement des limites souveraines étatiques.

Bibliographie

Oeuvres de C. Schmitt 

  • Carl Schmitt, La notion de politique, Calman-Lévy, 1972
  • Carl Schmitt, Le nomos de la Terre, Quadrige, 2001
  • Carl Schmitt, Théorie de la constitution, PUF, 2013
  • Carl Schmitt, Théorie du partisan, Calman-Lévy, 1972

Oeuvres principalement étudiées 

  • Céline Jouin, Le retour de la guerre juste, Chapitre premier, Une jeune discipline sur la défensive, Vrin/EHESS, 2013
  • Julien Freund, Préface à la Notion de politique, Calman-Lévy, 1972
  • Julien Freund, L’essence du politique, Bibliothèque Dalloz, 2003
  • Jean-Claude Monod, Penser l’ennemi, affronter l’exception, La découverte, 2007
  • P. Rosanvallon, Le Capitalisme utopique : Histoire de l’idée de marché, Le Seuil, 1979 

Oeuvres subsidiairement étudiées

  • Jean Gagnepain, Du vouloir dire. Traité d’épistémologie des sciences humaines. Tome 3. Guérir l’homme. Former l’homme. Sauver l’homme, De Boeck Université, 1995
  • P. Rosanvallon, Le Capitalisme utopique : Histoire de l’idée de marché, Le Seuil, 1979 
  • Benjamin Constant, De l’esprit de conquête et de l’usurpation, GF, 1986

Articles de revues 

  • Yves-Charles Zarka, “Carl Schmitt et la pathologie de l’autorité”, Cités, n°6, 2001
  • Lindemann, Thomas. « Les guerres américaines dans l’après-guerre froide. Entre intérêt national et affirmation identitaire », Raisons politiques, n°13, 2004.
  • Guy Haarscher, Le terrorisme et les valeurs de la démocratie libérale, Working Papers du Centre Perelman de philosophie du droit, n° 2008/2
  • Castillo, Monique. « La question du sens : le pacifisme d’aujourd’hui à l’âge des guerres nouvelles », Inflexions, vol. 4, no. 3, 200
  • Gibert Marie, La Cour pénale internationale et l’Afrique, ou l’instrumentalisation punitive de la justice internationale ?, Revue internationale et stratégique , 2015/1 n°97
  • Jürgen Habermas, Humanité et Bestialité, Die Zeit, 18 juin 1999
  • Jacques Derrida, Qu’est-ce que le terrorisme ?, Le Monde diplomatique, février 2004

Exemples, illustrations, citations 

  • Constantin Cavafy, En Attendant les Barbares, Poèmes, Gallimard, 1978
  • Interview de décembre 1971 avec D. Grooh et K. Figge
  • Francis Fukuyama, La fin de l’histoire et le dernier homme, Champs-essais, 2018
  • François Saint-Bonnet, entrevue “Le terroriste incarne l’ennemi absolu”, La Croix, 2 avril 2018
  • H. R. McMaster et G. D. Cohn, America First doesn’t Mean America Alone, The Wall Street Journal, 30 mai 2017
  • Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, Sur la démocratie face au terrorisme, à Paris le 8 septembre 2016
  • Héraclite, Fragments, traduction de Marcel Conche, collection Epiméthée, 2011
  • Benjamin Constant, De l’esprit de conquête et de l’usurpation, GF, 1986
  • Ifop, Les Français et la légitimité d’une intervention militaire en Libye, 3 avril 2011
  • Simone Weil, L’Iliade ou le poème de la force, Payot-rivages, 2014
  • P. Muray, Essais, L’Empire du Bien, Les Belles Lettres, 2010
  • Article 5 du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale
  • Noam Chomsky, De la guerre comme politique étrangère des États-Unis, Marseille, Agone, 2017
  • Albert Camus, Actuelles III. Chroniques Algériennes 1939-1958, Blanche, 1958
  • Ernesto Che Guevara, Créer deux, trois, de nombreux Vietnam, Oeuvres, III, Paris, 1968
  • Charte du “Front islamique international contre les Juifs et les croisées”, cosignée par Ben Laden, février 1998

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